La dépendance n’est pas l’inverse de la dignité

Il y a une idée que je crois urgent de réhabiliter, à savoir que la dépendance n’est pas l’opposé de la dignité. Dans nos institutions, on la traite presque toujours comme un déficit à corriger. Pourtant, si l’on y réfléchit une minute, personne n’existe hors relation. Personne ne se construit tout seul. Personne ne traverse toute sa vie sans un moment où il a fallu s’appuyer sur quelqu’un.
Le problème n’est donc pas la dépendance en elle-même. C’est la manière dont elle est organisée ou au contraire humiliée par les dispositifs qui prétendent la prendre en charge. Une relation d’aide digne ne cherche pas à nier les interdépendances. Elle cherche à les rendre fécondes. Peut-être est-ce d’ailleurs une des raisons pour lesquelles l’écoute compte tant. Elle redonne une dignité à ce qui, sans elle, serait seulement évalué comme un manque.
Comment parle-t-on de la vulnérabilité dans vos métiers ?
Comme d’une faiblesse, ou comme d’une condition humaine partagée ?
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Pour citer cet article :
Carnets d’étudiant·e·s en travail social #23. La dépendance n’est pas l’inverse de la dignité. André Decamp, Regards sur le travail social, 5 novembre 2026. https://andredecamp.fr/2026/10/30/carnets-detudiant·e·s-en-travail-social-23/
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