Épisode 2. Examen de synthèse, utilisez-le comme une opportunité !
Je me suis engagé dans l’écriture de mes deux revues de littérature pour l’examen de synthèse en me disant que je devais fournir le meilleur de moi-même. J’ai donc pris le temps de lire à fond tous les articles. Auparavant, j’ai pris un temps considérable pour sélectionner ma bibliographie afin que le comité d’examen la valide. J’ai passé toutes mes journées de l’été à lire, lire et lire tout en notant de futurs argumentaires à développer. Ces argumentaires m’ont amené à lire encore et encore… C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait être vigilant au risque de ne faire que ça et donc de perdre du temps pour l’écriture finale. Chaque question nécessite de prendre le temps de bien saisir la demande du comité d’examen et de rester dans leurs attentes. En effet, l’idée est bien d’éviter de faire un hors sujet ou encore de ne pas dresser un rapport de littérature complet.

La méthode a consisté à lire de manière très stratégique pour gagner en efficacité : « Ce qui mérite d’être lu mérite d’être bien lu. ». J’ai donc lu tous les articles, et ce de manière systématique. J’ai établi une analyse des points forts et faibles des arguments développés par l’auteur.trice . Les articles sont soit issus d’un dossier thématique soit inscrits dans la revue dans la rubrique varia d’une revue. Dès lors, j’ai rassemblé les arguments des dossiers thématiques des revues ainsi que ceux de leurs articles, et je l’ai croisé avec d’autres revues qui ont engagé un travail approchant. J’ai pu voir l’avancée ou non de la production de connaissances des thématiques. Ce long travail de lecture, de réflexion et d’écriture, produit systématiquement, m’a permis de dégager des tendances, des invariants, des angles morts, etc. Dans la foulée, j’ai posé mes argumentaires (thèse et antithèse) : cela m’a conduit à dresser une proposition de plan pour ma revue de littérature. J’en ai produit plusieurs versions. Au bout de plusieurs séquences d’énervement, de moments de calme et à nouveau d’énervement, j’ai eu une version qui à mes yeux me paraissait la plus précise, claire et concise possible.

Tout cela nécessite de classer les articles par thèmes, périodes, auteurs.trices, etc. J’ai pu classer mes arguments tout en notant les références bibliographiques complètes (en n’oubliant pas d’inscrire la page où j’ai repéré l’argument !!!). Ces interactions « penser, lecture et écriture » ont une fonction heuristique. Ce sont ces différents allers et retours qui, me semble-t-il, nous amènent à créer progressivement du sens dans nos représentations du monde. Il s’agit de se mettre en activité pour délivrer toutes nos qualités dans cet exercice.
Petite parenthèse pour la prise de notes de lecture. Je ne sais ce qu’il en est pour vous, mais pour ma part, j’ai beaucoup de mal à écrire directement sur le livre. Et même avec un crayon facilement effaçable. Je trouve que le livre est un objet précieux, beau et qui mérite toute notre délicatesse. Il m’arrive d’annoter au crayon, mais je vous avoue que j’ai beaucoup de mal à le faire. Je préfère réaliser les annotations sur un cahier dédié à cette opération. J’inscris en quelques mots mes remarques d’étonnement, les rapprochements avec des articles de ma bibliographie qui convergent ou divergent en matière d’argumentaire. Par la suite, je catégorise les thèmes de mes argumentaires et ainsi je peux rédiger les différentes parties de mon texte.
La philosophie que j’ai adoptée consiste à considérer toutes ces épreuves comme des opportunités de dépassement, me permettant d’essayer de donner le meilleur de moi-même. De sorte qu’à chaque fois, je fais l’effort de me mettre dans ce schéma mental. Et puis, c’est aussi une grande chance que des figures du monde académique se penchent sur notre travail et nous fassent part de leurs pensées. Ces examinateurs sont des experts et auront donc des conseils à prodiguer.
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Pour citer cet article :
Le PhD version américaine : mon expérience de travail pour l’examen de synthèse (épisode 2). Examen de synthèse, utilisez-le comme une opportunité ! André Decamp. André Decamp, Regards sur le travail social, 7 octobre 2024. https://andredecamp.fr/2024/10/07/le-phd-version-americaine-ma-methode-de-travail-pour-lexamen-de-synthese/
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